J'ai peur de la mort

 
J'ai peur de la mort | The Wisdom of a Unicorn
 
 

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Ce n’est pas un secret. Ma maman est décédée le 6 Juillet 2013 emportant avec elle mes certitudes, ma confiance en moi, ma joie de vivre et celle que j’étais avant. Ce que son décès m’a laissé c’est, certes un vide immense, un grand dilemme avec ce que l’on appelle Dieu, même si je commence à comprendre la notion de passage sur terre et de mission, mais surtout une peur panique de la mort. Oui, je sais, c’est con quand on est médium, que l’on voit, ressent et entend des défunts. C’est con de dire que l’on a peur de la mort. Mais voilà. Je m’appelle Virginie et j’ai une peut panique de perdre ma famille et mes proches.

MA DÉFINITION DE MA PEUR

On est bien d’accord, je vais te parler de MA peur. De ce que je ressens. Donc, tu peux juger, tu peux comprendre, tu peux ne pas comprendre mais cela reste MA peur. Ma vision des choses et ce que je vais écrire n’est pas une science infuse, n’est pas une sorte de “j’impose mon point de vue”. Alors pourquoi j’en parle ? Parce que égoïstement j’ai besoin que ça sorte, défaut d’aller voir un psy ! Mais surtout que cette peur peut parler à d’autres personnes et qu’en en parlant on se sent moins seul.

Depuis petite j’ai toujours eu peur de la mort de mes proches, de les perdre physiquement. Mais bon, comme tout le monde. On a peur de perdre les personnes qui nous sont proches. On a peur de se vide qui va être. Mais bon, on s’y fait parce que ainsi va la vie comme on dit et que c’est dans le cours naturel des choses que de voir les personnes de notre entourage mourrir. Oui mais mourrir de vieillesse ou de maladie, on s’y fait. Je sais c’est cru ce que je dis, mais je le dis dans le sens où l’on s’y préparer. Les accidents, les AVC, les accidents médicaux, on est pas près. En faiton est jamais près à perdre un proche. Mais lorsque c’est de vieillesse ou de maladie, on a plus tendance à l’accepter je dirais, parce que justement on y est préparé. Et quand bien même, la douleur de perdre un proche est là.

Moi c’est simple : j’ai peur que ma mamy, ma tante, l’homme que j’aime pouf disparaisse du jour au lendemain. Que l’on m’appelle pour me dire que je ne revêrais plus jamais cette personne. Que mon monde s’écroule. Que le monde que je me suis construit depuis 5 ans et demi s’écroule de nouveau.

LE POURQUOI

C’est simple. Il y a eu trop de morts autour de moi. Mon arrière grand-père et mon grand-père, j’ai géré. Mais apprendre la mort d’une personne à 36 ans, sur une table d’opération, d’une scepticémie, apprendre le décès de son amie de 23 ans quand toi tu en as 24 sans aucune explication, perdre sa mère un AVC alors que les médecins lui avaient dit qu’elles pouvait sortir d’observation 15 minutes avant et apprendre le suicide d’une collègue de travail dans la foulée, désolée mais mon petit cerveau n’a pas supporté.

Mon cerveau a créé une bulle, un monde dans lequel je contrôle tout, ou plutôt dans lequel je veux avoir le contrôle sur tout pour ne pas souffrir, ne plus souffir, ne plus ressentir cette douleur immense.

DES CONTRAINTES AU QUOTIDIEN

Au quotidien c’est l’enfer pour mon petit cerveau. Mais pas pour mes proches. Ou parfois ça l’est un peu pour eux. Parce que j’ai toujours besoin d’être rassurée sur leur état. Est-ce qu’il vont bien ? Est-ce qu’ils sont bien arrvés au travail ? Est-ce qu’ils sont bien rentrés ? Le pire je crois c’est quand ma grand-mère ne répond pas au téléphone (juste parce qu’elle a laissé son téléphone chez elle et qu’elle est srtie, ou alors quand son téléphone n’a plus de batterie). Là je pars en crise d’angoisse et, si je ne suis pas disponible, j’envoie quelqu’un chez elle.

Ouais je cette fille qui angoisse quand elle n’a pas de nouvelles de l’homme qu’elle aime, quand il ne décroche pas au téléphone alors qu’il devrait. Non pas par jalousie, mais mon petit cerveau s’imagine mille et une catastrophes et redoute un appel de l’hopital ou de la police.

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MOI NÉVROSÉÉ ?

Voici la définition d’une névrose : Affection caractérisée par des troubles affectifs et émotionnels sans cause anatomique, et intimement liée à la vie psychique du sujet.

Ah ah ! Alors oui je suis une médium névrosée ! En même temps qui n’a pas de névrose(s) ? Que celui ou celle qui a tout réglé avec lui / elle -même me jette le premier paquet de paillettes ! C’est rigolo quand même de me dire que je suis névrosée. On a tellement déprécié ce mot que c’est limite étrange de le dire. Je suis névrosée devrait dire : je suis malade, j’ai un problème. Alors que non. Moi je dis : j’ai une névrose. Je la connais je travaille dessus. Bisous.

TRAVAILLER SUR SA PEUR

Pour moi c’est simple. Je travaille le llâcher prise au quotidien et dans mon environnement c’est plus du martèlement que du travail. Mon inconscient fait de la résistance et parfois j’angoisse, je pleure et puis je me dis : ton cerveau malade imagine. Relativise, attends et suis ton intuition. Parce que oui, mon intuition me dit : “wow meuf, tout va bien, calme toi”

Et puis chose rigolote, je me dis aussi qu’une personne décédée peut rentrer en contact avec moi alors bon, pourquoi avoir peur.

POURQUOI J’AI PEUR AU FOND

La vérité c’est que j’ai peur de l’abandon. De l’abscence. De me retrouver seule. Même si je ne suis pas seule, on est bien d’accord, il y a autour de moi le monde invisible. Mais le monde invisible ne me prends pas dans ses bras, ne m’appelle pas tous les jours pour savoir si j’ai bien mangé (#mamamyprendsoindemoi). J’ai peur de la mort, du vide qu’elle laisse.

Mais en ce moment, j’apprends beaucoup sur la mort, sur nos missions de vie, sur notre mission ici sur ce plan et que notre vie, ce que l’on appelle notre vie, n’est qu’un passage pour nous élever. Une sorte de grande salle de formation pour faire l’apprentissage de choses qui vont nous permettre d’expérimenter et de nous élever l’âme.

J’apprends, je comprends et je vois la logique. Et pourtant, je n’arrive pas à me détacher de cette peur. Peur d’avoir mal surtout. Peur de comprendre que je ne verrai plus physiquement cette personne et peur de la douleur que je ressentirai.

Quelqu’un m’a dit il y a quelques jours : “pourquoi tu anticipes comme ça. Arrête de penser que les choses finiront mal quoi qu’il se passe” Et cette phrase, et bien, je me la redis et je l’analyse, je m’analyse. C’est vrai ça. Pourquoi toujours penser que mes proches vont mourir ? On va tous mourir un jour où l’autre. Pourquoi penser que je vais avoir mal à en crever avant d’y être ? (nan parce que j’aurais quand même mal) Pourquoi ne pas vivre ce qu’il y a à vivre plutôt que de penser à anticiper la douleur, la mort et donc avoir peur. Et je me dis que derrière la peur de la mort, il y a cette peur de l’abandon que je dois encore travailler seule.

UNE PEUR UNIVERSELLE ?

Et à cette question, je connais la réponse : qui n’a pas peur de la mort ? Tu auras remarqué, je n’ai pas parlé de ma propre mort. Parce que celle-là, je l’ai accepté il y a un an. Je suis sur la pente descendante de ma vie et je l’accepte. D’où mon interrogation : pourquoi accepter sa propre mort et pas celle de son entourage. Pourquoi en avoir peur à ce point ? L’avenir me le dira parce que je travaille dessus.

Je sais que tout le monde à une peur enfouie en soi, mais la peur de la mort semble être une peur universelle, une peur commune. On a tous peur de perdre ses proches, mais à des degrès différents. Moi, c’est une névrose qui s’exprime au quotidien. Et toi ? Je serai ravie d’en discuter avec toi dans les commentaires.