Ce lien qui nous unit

 
Ce lien qui nous unit

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Cet article a un goût tout particulier, il a le goût amer du sel de chaque larmes que j'ai versé depuis 5 ans jour pour jour. 

Il y a 5 ans, je perdais ma maman brutalement. Je reçois un coup de téléphone du médecin de l'hôpital et ma vie s'écroule. En fait non. Elle s'arrête. Et pendant 5 ans j'ai vu avancer les autres, les gens, mes proches, dans leur vie et moi j'étais à l'extérieur de la mienne. 

Alors oui j'entends déjà : tu te dis médium et tu ne l'as pas vu venir ?! (si si, avoue, tu l'as pensé :) ) Bah non. Ce qui me touche, touche ma vie et celle de mes proches, je ne m'en préoccupe pas. Je n'influe pas sur ma vie et je ne suis certainement pas quelqu'un qui prédis les choses ou veut les changer. 

Ce qui a été le plus dur, à par le deuil, cette perte d'une maman, c'est sans doute de perdre en plus d'une maman, une âme soeur. 

Une relation privilégiée

Ma maman m'ayant eu jeune, la différence d'âge que nous avions fait que j'ai toujours vu ma maman comme une soeur. Avec tous les à côtés : soeur, confidentes, grosses marades, enguelades, grosses engueulades, violentes dans nos mots parfois. Une relation fusionnelle comme on dit. Mais ça on ne le sait qu'après. Et puis vers 25 ans j'ai commencé à la voir comme une maman et c'était chouette. Mais c'est trop court. C'est cool de se dire que tu peux sortir avec ta maman, avoir les même centres d'intérets, les même goûts (et parfois ça faisait peur), parler garçons, fringues etc ... On chantait à tue-tête dans la voiture, ou elle chantait toute seule à tue-tête dans la voiture. Elle a bousillé mon enfance (et c'est à prendre sur le ton de la blague) avec Jane Manson, Francis Lalanne, Daniel Balavoine, et tout ces chanteurs des années 80 qu'elle écoutait en boucle sur une cassette ^^'  Grâce à elle, aujourd'hui, j'ai une culture musicale IM-PA-RABLE ! Une complicité conflictuelle parfois.

Je n'ai pas eu un modèle d'éducation normal et parfait. Célibataire, elle a dû trouver un travail à 19 ans, m'élever avec l'aide de mes grands-parents et mener sa vie de jeune adulte à côté. Et pour ça, je lui suis reconnaissante, mais je n'ai pas eu le temps de lui dire. J'ai l'impression d'avoir manqué tellement de choses ... De ne pas avoir pu profiter de ma maman en quelque sorte. Alors non, je n'ai jamais eu de regrets sur ma relation avec ma maman. Jamais. Je me le suis interdit parce que les regrets ce n'est pas bons. Comme on dit : "avec de si on pourrait refaire le monde". Et j'étais déjà triste à en crever quand je l'ai perdu que je ne voulais pas ajouter cette peine. Avec l'aide de Madame Soyez , pendant une de mes phases de deuil, je lui ai fait une lettre pour lui dire à quel point j'étais fière d'elle et admirative, et ça m'a fait du bien.

Se remettre de la perte

Quand tu es triste à en crever, que le sol s'écroule sous tes pieds, que tu subis un gros choc émotionnel, chez certaine personne, le conscient veut être fort et petit à petit sans s'en rendre compte, l'inconscient prend le dessus. C'est ce qui s'est passé chez moi. J'ai tenu la barre, jusqu'à ce que je ne puisse plus. J'ai aussi, 1 mois après le décès, eu cette envie irrépressible de me barrer de chez moi. J'étouffais. J'avais envie d'air. Et tout ce que je visualisais c'était un couvent. Je voulais aller chez les soeurs et ne pas parler. Et je l'ai fait ! En partie. J'ai trouvé une retraite spirituelle près de chez moi, je m'y suis inscrite et suis partie du jour au lendemain. Comprendre que je me suis inscrite le Lundi et suis partie le Mardi. J'avais prévenu que je ne voulais pas que l'on me parle d'un dieu aimant etc, et j'ai eu un contenu adapté pour travailler sur mon deuil et ma relation avec ma maman. Ensuite, je me suis sentie assez forte pour construire quelque chose avec ma tristesse. Faire ressortir de mon deuil un truc joli.

Parce que mon médecin m'avait prévenu : j'allais passer par les différentes phases du deuil. Ouais Ouais ... Y'en a 7 : 

- Choc et déni - à ce stade la personne souffre d'un choc à l'annonce du décès

- Douleur et culpabilité - la perte est bien rélle

- Colère

- Marchandage - rejeter la faute sur les autres, ne pas être en mesure d'accepter et comprendre cette réalité. Essayer de refaire le déroulé pour voir comment ça aurait pu être évité.

- Dépression et douleur ( celle-là je ne voulais absolument pas la connaître)

- Reconstruction

- Acceptation

Je n'ai pas vu la phase de dépression. Je l'ai peut être été, mais je me suis occupée et je n'ai rien ressenti comme une dépression, j'étais dans un état de tristesse permanent.

Aujourd'hui, je suis dans les deux dernières étapes. Même si la douleur ne s'estompe pas. J'ai changé de vie, 2 fois. J'ai changé de gens. Je ne vois plus les même personnes qu'avant. J'ai changé. Parce que la vie est trop courte pour s'emmerder avec des conneries. C'est dur, mais ça forge le caractère. Maintenant c'est moi qui "console" les copines et collègues en deuil, à ma manière, de façon réaliste.

Je ne suis pas folle

Et puis, petit à petit je me suis rendue compte, avec l'aide de ma psy, (parce que pendant deux ans je suis allée voir une psychologue pour me maintenir sur les rails de la vie, ne pas perdre pieds et traverser cette phase de dépression en douceur) et l'aide de mes rencontres dans le monde médiumnique, que ma maman était là. Pas qu'elle n'était pas de l'autre côté comme on dit, ça si, mais qu'elle était près de moi. Ça a commencé par des signes 1 semaine après son décès, que j'ai accueilli et je m'étais dit que je les analyserai plus tard, puisque j'avais peur que mon inconscient veuille se rattacher à des souvenirs, des petites choses. Ensuite ça a été de la voir sur mon canapé, puis dans 2 rêves étranges qui m'ont poussé à aller voir une psychologue. Je pensais devenir folle et perdre le contrôle de ma réalité. Et puis ma psychologue, au fil des séances, m'a amené le fait que parfois il y avait des signes de nos défunts. J'étais contente, je n'étais pas folle. Et puis en 4 ans, je suis allée voir 2 médiums : 1 pour répondre à des questions sur le décès de ma maman parce que les médecins ne pouvaient pas y répondre, et une magnétiseuse pour travailler sur moi après un été 2017 particulièrement éprouvant. Et à chaque fois la même chose : ma maman se manifestait. Même à une conférence où la deuxième partie était une expérience médiumnique sur photo, elle était là. Elle me passait des messages. Et puis récemment j'ai appris que le lien entre nous était fort. Qu'il y avait un canal de lumière entre elle et moi et que le lien qui nous unissait perdure aujourd'hui d'une autre façon. Alors oui, je me suis demandée si ce n'était pas moi qui ne la laissait pas partir. Mais non. Chacune mène son ptit bout de chemin et on se retrouve quand j'en ai besoin. Je ne l'appelle jamais, elle se manifeste par elle-même en donnant à la personne qui reçoit le message des détails pour que je reconnaisse que c'est bien elle et pas un ressenti de la personne.

Un guide familial important

Ce que je sais aujourd'hui par mes rencontres, par ce qui m'a été dit, c'est que ce lien lumineux qu'il y a entre nous fait que ma maman est ce qu'on appelle mon guide familial et que sa mission est de me guider dans ma médiumnité. Même si parfois je ne l'entends pas ou ne vois pas les signes. Pour ça, elle se charge de trouver des personnes qui me passent le message et c'est très drôle de rencontrer une personne pour la première fois, quelqu'un que tu ne connais absolument pas, qui arrive vers toi et te passe un message. 

Alors non, je ne communique pas au quotidien avec ma maman et je fais pas comme si elle était toujours là en lui parlant. Elle est morte hein.  Je l'ai dit plus haut, je ne suis pas folle. J'accueille les signes, les messages, ce que je ressens et je sais quand il y a un message important que je dois recevoir. 

Et moi dans tout ça ? Moi j'avance, j'accueille et je ne me pose plus de questions. Je sais que je ne suis pas folle, que je ne me rattache à rien et que je suis au clair avec mon deuil. Alors j'm'accroche à cette chanson de Francis Lalanne que ma maman passait en boucle quand j'étais petite et que, naturellement, j'ai mise en boucle à sa cérémonie ... 

Promets-moi si tu me survis
D’être plus fort que jamais
Je serai toujours dans ta vie
Près de toi, je te promets

Et si la mort me programme
Sur son grand ordinateur

De ne pas en faire un drame
De ne pas en avoir peur

Pense à moi, comme je t’aime
Et tu me délivreras
Tu briseras l’anathème
Qui me tient loin de tes bras

Pense à moi, comme je t’aime
Rien ne nous séparera
Même pas les chrysanthèmes
Tu verras, on se retrouvera

Le passage - Francis Lalanne
 

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